Communiqué de presse – Pour une offre de stationnement gratuite et ouverte à tous – Rayons d’Action appelle à manifester ce mardi 16 octobre à 18h15 dans le parking

 
Rendez-vous pour une action le mardi 16 octobre à 18h15, à l’intérieur du parking Gare sud  ! Venez nombreux.
 
Rayons d’Action se fait écho des nombreux usagers mécontents – adhérents ou non adhérents de l’association – de la situation déplorable concernant le stationnement en gare de Rennes. En la quasi absence de stationnement gratuit sur les parvis comme à l’intérieur du parking sud, les cyclistes n’ont d’autre choix que de payer un abonnement au parking dit « sécurisé » ou d’accrocher leur vélo où ils le peuvent, avec un risque de vol accru. Alors que la métropole annonce que la tolérance avec les vélos accrochés sur le mobilier urbain prend fin ce lundi, Rayons d’Action appelle le maximum de cyclistes à investir mardi 16 octobre le parking sud de la gare afin de manifester le désaccord des usagers vis-à-vis de cette décision et de réclamer la gratuité du nouveau parking.
 
RENNES VEUT-ELLE CRÉER UN POLE D’ÉCHANGES INTERMODAL SANS VÉLO ?
 
Le nouveau parking situé dans le sous-sol de la gare, qui met à disposition 190 arceaux, soit 380 places (contre 1000 places de stationnement automobile), est devenu payant ce 1er octobre. Fermé, sécurisé (selon la communication de la métropole), ce parking est resté gratuit plusieurs mois alors que les travaux de la gare induisaient une forte réduction de la capacité de stationnement à l’extérieur, sur les parvis nord et sud. Citédia, l’opérateur de services de la métropole rennaise, a indiqué à la rentrée qu’à compter du 1er octobre, le parking serait fermé et l’accès réservé aux titulaires d’un abonnement. L’abonnement, qui coûte 30 euros par an, est gratuit pour les abonnés STAR (mais pas pour les abonnés TER ou TGV, qui sont pourtant les principaux intéressés). 
 
Si Rayons d’Action était informé du caractère payant de ce nouveau parking, l’association n’a non seulement jamais été informé de l’échéance de d’application de cette décision, mais surtout de l’absence aussi flagrante d’offre à la hauteur des besoins au moment de son application. Seul l’affichage de Citédia nous a révélé l’information il y a quelques semaines.
 
Résultat : à l’extérieur, les quelques arceaux présents, déjà insuffisants avant la mise en place de la tarification, sont maintenant pris d’assaut. En raison des travaux, seules 40 places au total sont actuellement disponibles, après l’installation précipitée de quelques arceaux supplémentaires ces derniers jours. Rennes Métropole en annonce 60 en tout et pour tout… d’ici la fin de l’année. C’est beaucoup trop peu et c’est beaucoup trop lent pour répondre à la demande des usagers, furieux de se voir ainsi imposer par la force des choses l’abonnement à un parking – qui n’est, en plus, pas situé directement aux portes d’entrées de la gare, contrairement aux 100 places du parking pour les deux-roues motorisés et à plusieurs dizaines de places de stationnement automobile ! Et contrairement à l’ancien parking vélo, supprimé au début des travaux, qui était couvert, directement à l’entrée de la gare… et gratuit.
 
L’abonnement est au minimum mensuel. Aucune solution n’a été imaginée pour les utilisateurs occasionnels, qui doivent souscrire un abonnement même en cas de rare utilisation,mais n’ont pas le temps de faire les démarches pour s’abonner rapidement avant de prendre leur train, tel que le système a été pensé. Au contraire, aux Pays-Bas, pour encourager l’utilisation du vélo pour se rendre en gare, les 24 premières heures de stationnement sont très souvent gratuites dans les parkings équivalents. Le système de billettique n’est pas adapté et doit impérativement évoluer pour attirer les usagers ponctuels. 
 
Non contente de ne donner aucune explication à la pénurie de stationnement gratuit, la métropole annonce que la tolérance avec les vélos accrochés sur le mobilier urbain aux abords de la gare prendra fin lundi 16 octobre. Pour aller chercher un.e ami.e ou aller à la boutique SNCF, il est devenu très décourageant d’y aller à vélo (sachant que circuler à vélo à l’intérieur de la gare n’est pas l’idéal). En réaction, Rayons d’Action appelle le maximum de cyclistes à investir le parking sud de la gare le mardi 16 octobre à 18h15 afin de manifester le désaccord des usagers vis-à-vis de cette décision et de réclamer la gratuité du nouveau parking.
 
REPENSER L’OFFRE DE STATIONNEMENT VELO
 
Alors que la ville et la métropole se vantent régulièrement de leur politique en faveur du vélo et que les premiers résultats de l’Enquête Ménage Déplacements montrent a contrario une part des déplacements à vélo bien en-deçà des espérances, cette nouvelle annonce ravive les craintes des effets contre-productifs des décisions prises par les pouvoirs publics. Quel signal envoie-t-on aux usagers lorsqu’on rend payant le seul parking couvert du plus grand pôle d’intermodalité de la métropole sans proposer la moindre alternative ? Pour Rayons d’Action, cette situation représente une régression et dissuade l’usage combiné du vélo et du train, un élement pourtant central du potentiel de développement de la pratique de la petite reine.
 
Lors de réunions avec les services techniques, Rayons d’Action a proposé de laisser gratuit ce futur parking – dont l’emplacement et la gestion n’ont par ailleurs jamais fait l’objet d’une concertation avec notre association. Pour la collectivité, la contribution des usagers au coût de ce type d’infrastructures via les abonnements est en réalité négligeable en comparaison des bénéfices apportés par l’augmentation de la pratique du vélo, indispensable à la baisse de la circulation automobile et à l’amélioration de la qualité de l’air dans lesquelles la métropole s’est engagée – et auxquelles elle est contrainte. Tout en contrôlant la présence éventuelle de vélos-ventouses, la gratuité du parking sud gare comme des cinq parcs à vélos C-PARK et des sept vélo PARK aurait permis d’envoyer un signal encourageant pour tous les cyclistes, usagers réguliers, occasionnels ou futurs de la nouvelle gare de Rennes. 
 
Une occasion manquée… mais qui n’est pas irréversible, si la métropole se décide à écouter les propositions des usagers et à augmenter significativement et rapidement l’offre de stationnement. Rayons d’Action propose aujourd’hui de remettre à plat le dossier pour promouvoir une politique de stationnement ambitieuse, réfléchie et inclusive.

Communiqué de presse – Concertation sur les espaces publics : faisons de Rennes une ville apaisée

La ville de Rennes, par les voix de Mme la Maire Nathalie Appéré et de son premier adjoint
M.  Sébastien Sémeril, a annoncé le lancement d’une grande concertation pour imaginer les futurs
espaces publics du centre-ville. Cette volonté d’ouvrir le débat se produit dans le cadre de
la réalisation de grands projets urbains : gare de Rennes, place Sainte-Anne, place des Lices,
aménagement des abords des futures stations de la ligne B du métro…

Rayons d’Action constate avec beaucoup d’élus et de concitoyens le vieillissement des espaces
publics de la ville et approuve sans retenue l’organisation de ce moment de réflexion. Le plateau
piétonnier n’a quasiment pas évolué depuis sa création en 1982, si ce n’est son extension dans quelques rues. Nos espaces publics ne répondent plus du tout aux usages et aux besoins
des Rennais.es, et doivent se moderniser : les quais, les places comme celle du Champ Jacquet, Toussaints ou Commeurec mais aussi celles plus prestigieuses de la République et du Parlement de Bretagne. Nous encourageons tous les cyclistes et plus généralement tous ceux qui souhaitent une ville plus apaisée à faire connaître leurs attentes pour les aménagements à venir.

Faire du parking Vilaine un nouvel espace public

Rayons d’Action se félicite que, contrairement à ce qui était encore annoncé l’an dernier, le parking Vilaine sera au centre de l’attention dans les mois à venir, et non après 2020. Sur le chemin entre la gare et l’office de tourisme, l’une des premières visions du visiteur aujourd’hui à Rennes est celle de cette dalle de bitume couvrant plus de 6000 m2, véritable “aspirateur à voitures”. Des parkings de dissuasion, construits entre les années 1980 et 2000 dans ou aux abords immédiats de ce parking,
ne sont complets qu’à quelques occasions dans l’année. Le maintien du parking, à moins de 500m de ceux des Lices et de Chézy-Dinan, ne se justifie plus avec l’augmentation de la fréquentation des
piétons et des cyclistes. Rayons d’Action est partisan de la suppression de ce parking, que ce soit pour le découvrement du canal, ou pour la transformation de la dalle en espace public.

La suppression du parking Vilaine contribuerait à la diminution du trafic de transit sur les quais nord, de la même manière que le trafic de transit a été supprimé au profit des bus sur le quai Lamennais, au sud, il y a 20 ans. Les piétons et les cyclistes bénéficieraient enfin de l’espace qui leur fait
défaut aujourd’hui. Mais le seul parking Vilaine ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt des chantiers à mener pour diminuer à la fois le volume et la vitesse des véhicules. Comme la création
d’aménagements cyclables continus et sécurisés, la modération de la circulation constitue l’un des principaux leviers pour conforter la pratique existante du vélo et l’amplifier.

Permettre une meilleure intégration des cyclistes dans le centre de Rennes

Pour éviter que les cyclistes ne continuent à se frayer un chemin parmi les bus sur les quais sud et pour offrir de meilleures conditions de déplacements à vélo et à pied, Rayons d’Action recommande l’ouverture de vélorues. Expérimenté à Strasbourg depuis un an, ce dispositif permet de donner la priorité aux cyclistes sur une section courante de chaussée, tout en autorisant les véhicules
motorisés des riverains et des livreurs à circuler à vitesse modérée
. Dans une vélorue, il est ainsi
interdit pour un automobiliste de doubler un cycliste par mesure de sécurité et de confort.
Ces aménagements, inventées en Allemagne dès les années 1980, sont aussi monnaie courante aux Pays-Bas, au Danemark et depuis quelques années en Belgique. Elles sont la plupart du temps de couleur rouge et dotées d’un marquage spécifique.

Rayons d’Action préconise l’implantation de deux vélorues : une sur les quais nord (axes est-ouest) et une autre sur les rues de l’axe nord-sud concernées par la suppression de la circulation des bus. Ces vélorues seraient tout naturellement reliées aux nouvelles pistes en site propre déjà réalisées ou en projet, par exemple boulevard de Chézy, place de Bretagne et avenue Janvier.

Nos espaces publics ne permettent pas actuellement d’envisager de « lâcher la main de nos enfants », constate à juste titre Mme Appéré. L’aménagement de vélorues permettrait de réduire l’espace des chaussées dans ces rues et d’élargir les trottoirs, favorisant donc dans le même temps l’usage de la marche, la sécurité et la liberté de déplacement des enfants. En n’autorisant qu’une fraction des véhicules actuellement en circulation, nul besoin de chaussées aussi larges qu’aujourd’hui. Pour autant, piétonniser ou transformer en zone de rencontre l’ensemble du centre-ville n’apparaît pas comme une solution envisageable : elle n’est pas à la hauteur de l’objectif affiché par la municipalité d’atteindre les 20% de déplacements à vélo.

L’absence d’aménagements cyclables clairs, assumée lors du réaménagement du Mail François Mitterrand, a été préjudiciable pour la continuité des itinéraires. Il faut tirer des enseignements de
ce manquement pour ne pas reproduire ce type d’erreur à l’avenir. L’efficacité des déplacements
à vélo, dans un centre-ville où précisément ils se concentrent, ne peut être assurée que par des aménagements lisibles et rassurants. Il serait contre-productif de vouloir inciter les cyclistes à contourner le centre étant donné que plusieurs axes structurants de circulation passent par celui-ci. De véritables aménagements donnant la priorité aux cyclistes par rapport aux autres véhicules motorisés sont d’autant plus indispensables que les lignes de métro, de bus et la marche ne peuvent à eux seuls contribuer à la diminution de la circulation automobile, à la réduction des embouteillages et à la vitalité du centre. Même si la progression de ces modes est indispensable, Rennes a besoin du vélo pour atteindre ses ambitions en matière de report modal, de qualité de l’air et de qualité du cadre de vie face au changement climatique.

Rayons d’Action, une association engagée pour le développement du vélo

Rayons d’Action est l’association de cyclistes du quotidien qui oeuvre pour le développement de la pratique du vélo dans l’agglomération rennaise. Créée en 2005, l’association connait actuellement une dynamique importante et compte 840 adhérents (dernière AG de 2017).
Les bénévoles de l’association interviennent régulièrement auprès de Rennes Métropole et la Ville de Rennes pour faire part des propositions de l’association, échanger sur des projets à venir et résoudre des points noirs sur des aménagements existants. Rayons d’Action détient une véritable expertise d’usage et technique sur l’intégration du vélo dans la ville, les espaces publics et la modération du trafic et de la vitesse automobile. Des activités aussi diverses que la Fête du Vélo, le marquage de vélos (BICYCODE®), la Semaine de la Mobilité et la campagne « Cyclistes, brillez ! » complètent l’agenda de l’association et sont autant d’occasions d’y adhérer.

 

Rennes apaisée : demain, les quais retrouvés.
2018 VS. 2030

> Vue des «quais» depuis la place de la République actuellement (photographie) (© D.R.)
La place de la République, repère par excellence du centre-ville, marque la jonction entre le nord et le sud, l’ouest et l’est. Malgré un réaménagement au début des années 2000, les bus et les voitures y occupent toujours un espace considérable et la place reste très accidentogène, notamment pour les piétons et les cyclistes. Depuis les années 1960, le parking Vilaine, à l’ouest de la place, vient complètement dissimuler la présence du canal et de l’eau.

> Vue des quais depuis la place de la République en 2050 (vue d’artiste) (© F. Le Villain pour Rayons d’Action)
En 2030, les Rennais.es redécouvrent leur fleuve dans le coeur de la ville et partent à sa reconquête grâce à une ligne de tramway sur l’axe est-ouest, des passerelles, des terrasses et des jardins flottants et même une piscine dans la Vilaine. Le transit des véhicules motorisés a disparu au profit de trottoirs généreux et d’une vélorue ouverte aux riverains et aux livreurs.

 

Rennes apaisée : demain, une place du Champ Jacquet vivante

2018 VS. 2030

> Vue sur la place du Champ-Jacquet actuellement (photographie) (Google Street View)
Petite place triangulaire bordée de ses célèbres immeubles à pans de bois, la place du Champ-Jacquet a perdu de son charme au fil des ans faute de mise en valeur des lieux. Le passage incessant des bus en a fait un carrefour de circulation redouté par les piétons et les cyclistes.

> Vue sur la place du Champ-Jacquet (vue d’artiste) (© F. Le Villain)
En 2030, la place du Champ-Jacquet s’est métamorphosée en un véritable espace public, au bénéfice des flâneurs et des visiteurs. La vélorue de l’axe nord-sud, courant de la rue de Nemours à la rue d’Antrain, s’intègre harmonieusement dans la place.

 

Quelques exemples de vélorues en Europe

>> Retrouvez le communiqué de presse en PDF

Prolongement de la piste bidirectionnelle du Boulevard de Chézy

Piste cyclable bidirectionnelle boulevard de Chézy : deuxième tranche, de la rue Noël du Fail jusqu’à proximité de la rue de Saint-Malo

L’équipement boulevard de Chézy permet de relier efficacement le centre-ville (Pont de la Mission) avec le quartier Nord-Saint-Martin et les Prairies Saint-Martin. Il passe à proximité de l’Ecole d’Architecture, de l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education et du campus santé de Villejean.  Cet équipement fait en outre partie de la Véloroute 2, qui relie Arzal à Saint-Malo.

Appréciation globale

La deuxième tranche de travaux a été réalisée assez rapidement après la première et améliore considérablement les dessertes possibles. Comme la première tranche, elle permet une séparation physique des circulations motorisées, cyclistes et piétonnes le long du boulevard, et l’amélioration de la continuité semble avoir eu un effet très positif sur sa fréquentation.

Cet équipement présente quelques inconvénients mineurs, en particulier le revêtement qui est ancien et usé et présente donc des irrégularités peu confortables. Mais les larges caniveaux pavés qui étaient encore présents à la livraison ont été recouverts, et la totalité de la largeur est à présent utilisable, ce qui était indispensable en raison du trafic important de vélos de grande largeur (livreurs).

On déplore le traitement du carrefour Legraverend, dans lequel la piste cyclable perd la priorité, ce qui est susceptible de mettre en danger les usagers qui ne connaissent pas bien l’aménagement (en particulier dans l’usage cyclotouriste), ou ceux qui seront tentés de forcer la priorité.

La continuité d’itinéraire est assurée avec la vélo route 2 le long du canal au nord, et avec la piste  précédemment réalisée au sud. La continuité avec la rue de Saint-Malo est traitée de façon provisoire en obligeant les cyclistes à traverser deux voies de circulation motorisée. L’accès à l’aménagement depuis la rue de Saint-Malo se fait en passant par un trottoir très étroit ou en passant sous le pont, ce qui n’est pas commode pour les usagers venant du nord. La continuité de la piste cyclable du quai Saint Cast avec les aménagements de la Place de Bretagne reste problématique.

Depuis mai, des arceaux de stationnement ont été démontés. Les marques au sol laissent penser qu’ils seront remontés sans corriger les erreurs.

 

Résumé de la réception (FR-06)

Fiche de réception détaillée (FR-06)

La piste cyclable du Boulevard Léon Bourgeois

Le Boulevard Léon Bourgeois fait partie des boulevards qui relient les quartiers sud entre eux et offrent des liaisons efficaces vers de nombreuses destinations. Le nouvel aménagement se trouve dans la continuité du boulevard Villebois-Mareuil et du boulevard Franklin Roosevelt entre la rue de Chateaugiron et la rue de Vern. Les nouvelles pistes ne concernent que le sens ouest > est. Elles font partie des axes structurants à aménager dans le cadre du plan Vélo Rennes 2020.

Appréciation globale

La nouvelle piste augmente considérablement le sentiment de sécurité des cyclistes dans le sens ouest -> est. Elle leur permet d’échapper (sauf aux deux carrefours qui délimitent l’aménagement) aux voitures et véhicules lourds qui roulent en grand nombre et vitesse sur ce boulevard. La nouvelle organisation du stationnement entre la chaussée et la piste cyclable avec une séparation large qui évite l’emportièrage (chute d’un cycliste suite à l’ouverture inopinée d’une portière). Elle remédie également aux difficultés dues au stationnement illicite en épi qui rendait l’ancienne bande cyclable périlleuse.

Cependant, la surface de la piste n’est pas satisfaisante car de nombreuses rigoles secouent le cycliste et donnent des à-coups plus ou moins violents. Tandis que certains de ces pavés permettent une évacuation très simple des eaux pluviales (avec un peu d’ingéniosité on aurait dû trouver d’autres solutions plus adaptées), d’autres semblent n’avoir aucune utilité.

De plus, l’aménagement ne tient pas compte des dispositions du livret technique pour favoriser une bonne cohabitation entre piétons et cyclistes (revêtement différencié, séparation physique sur toute la longueur de l’aménagement, largeur par endroit insuffisante, barrière de protection dans la continuité d’un abri bus, …).

A ces difficultés s’ajoute l’impossibilité de dépasser d’autres cyclistes sur toute la longueur de l’aménagement. Des conflits entre cyclistes circulant à différentes allures (p. ex. trajets domicile-travail vs. promenade) en découlent.

Enfin, nous nous interrogeons sur les raisons des arceaux vélos qui sont systématiquement trop peu espacés entre eux et sur l’absence d’une barrière de protection derrière l’abri bus pour atténuer le problème du manque de visibilité dû à ce dernier.

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Mobilisation pour de vrais aménagements cyclables !

Rayons d’Action, association forte de plus de 600 usagers du vélo à Rennes Métropole, se mobilise ce jeudi à 17h45, boulevard de la Tour d’Auvergne, pour mettre en lumière la non-conformité d’un grand nombre d’aménagements au guide technique de la ville et le retard pris par le plan vélo municipal. Une chaîne humaine va former une piste cyclable provisoire près du pont de Nantes, véritable point noir qui met en danger la vie des cyclistes. Comme pour beaucoup d’autres lieux, l’association est dans l’attente d’une transformation de ce boulevard dans le cadre du plan vélo, dont l’un des principaux objectifs est d’atteindre 20% de déplacements effectués à vélo à cette date.

Objectif : Rayons d’Action souhaite que la ville et la métropole rendent plus sûrs et efficaces les déplacements à vélo via la réalisation concrète du plan vélo 2020, qui a pris un important retard. Pour cela, une programmation et un budget à la hauteur sont indispensables, tout comme le respect du guide des aménagements (écrit en concertation avec la ville) et la multiplication de pistes protégées.

Pour plus de détails, voir le communiqué de presse téléchargeable ici  CP_Chaine_humaine_2017-10-05

Point de RDV : Extrémité sud du Boulevard de la Tour d’Auvergne (à proximité de l’arrêt de bus et de la station Velostar « pont de Nantes »)


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Rennes: la place de Bretagne va se refaire une cyclabilité

C’est une vieux souhait de Rayons d’Action qui est en passe de s’exaucer… La ville de Rennes a voté lors de son conseil municipal lundi 12 septembre un avant-projet de piste bidirectionnelle sur les pourtours de la place de Bretagne. La piste fera le tour de cet endroit redouté des cyclistes par des aménagements jusqu’alors défectueux. Elle permettra la liaison sécurisée entre la place Foch, le boulevard de la Tour d’Auvergne, le boulevard de la Liberté, le quai de la Prévalaye. Sa construction au premier semestre 2018 entraînera la suppression d’une voie de circulation automobile. La piste sera dotée d’un compteur à vélos, qui fournira vraisemblablement le nombre de cyclistes quotidiens et annuels et assurera à l’ensemble une belle visibilité. De quoi redonner un peu de prestige à une ville qui a longtemps été pionnière en matière de vélo. Le coût des travaux est estimé à 750 000 euros et la livraison interviendra à l’été 2018.

 

Comme le met en avant la ville dans sa communication, ce tronçon est l’un des premiers du futur réseau express vélo qui doit courir sur 16 km dans la ville d’ici 2020 – avec le tronçon presque achevé du boulevard de Chézy et celui en construction autour du programme immobilier de l’Îlot de l’Octroi (rue de Lorient et rue Louis Guilloux).

Nous vous tiendrons au courant des avancées et des négociations autour de cet avant-projet, puisque suite à des réunions nous avons déjà souligné des manquements au référentiel et des problèmes de continuité avec le reste du réseau à aménager dans le cadre du plan vélo 2020.

A lire : l’article de 20 minutes, par Camille Allain.
Crédit photos : C. Allain / APEI / 20 Minutes

Lettre ouverte à Bertrand Plouvier suite au conseil municipal du 12 septembre

Hier, lors du vote du réaménagement de la place de Bretagne, l’opposition a voté pour – comme tout le conseil d’ailleurs – mais en a profité pour ressortir ses vieilles obsessions (voir l’extrait vidéo dans le lien ci-dessous). Comme notre association existe aussi pour battre en brèche les idées reçues et les poncifs sur le vélo et plus globalement la mobilité, nous réagissons à l’intervention de Bertrand Plouvier, chef de file (LR) de l’opposition municipale suite à la présentation de l’avant-projet par l’élue adjointe à la mobilité (EELV) Sylviane Rault. Cette intervention est visible en vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous :

Non, M. Plouvier, on ne peut pas construire des « véloroutes urbaines » (voies express, pistes XL, appelez-les comme vous voulez) en ne réduisant pas pour cela l’espace de stationnement et de circulation automobile. Attirer davantage d’automobilistes en centre-ville n’a jamais permis et ne permettra jamais de mettre en œuvre un report des usagers vers le vélo. D’ailleurs, pour reprendre les dires du chercheur Frédéric Héran : « Le stationnement sur voirie représente une appropriation de l’espace public à des fins privées. En laissant sa voiture des heures le long du trottoir – ou en stationnement illicite sur le trottoir –, l’automobiliste utilise pour lui seul un espace qui appartient à tout le monde et interdit donc tout autre usage de cet espace ».
Si vous aviez obtenu la majorité en 2014 et mis en place un programme d’aménagements cyclables, M. Plouvier, vous auriez fatalement supprimé des espaces de stationnement.
A moins que vous ne préfériez supprimer des trottoirs ?
Pour en savoir plushttp://www.slate.fr/story/140771/supprimer-stationnement-automobile-rue

Non, M. Plouvier, les double-sens cyclables ne sont pas dangereux et sont très appréciés par une écrasante majorité de cyclistes. Ils sont parfois moins efficaces que prévus, à cause justement d’espaces de stationnement envahissants, en partie dans les rues du centre historique. Mais ils permettent de réduire efficacement les temps de parcours des cyclistes, et ne causent quasi pas d’accident, encore moins grave. Aucun décès de cycliste n’est survenu ces deux dernières années dans un double-sens cyclable, à titre d’exemple. Ils existent à Strasbourg, ville pionnière, depuis 1983 (!) et à Rennes depuis 1994 et n’ont pas fini de se généraliser. Ce qui est vraiment dangereux, c’est d’être confronté à une circulation automobile rapide et volumineuse.
Pour en savoir plus ▶ https://www.heureux-cyclage.org/non-les-double-sens-cyclables-ne.html

Non, M. Plouvier, on ne peut pas parler de « chasse à la voiture » à Rennes ces dernières décennies. Rennes a suivi, avec un décalage par rapport à des métropoles comme Grenoble, Strasbourg ou Bordeaux, un processus entamé partout en France depuis 30 ans. Ce qui se produit est un simple rééquilibrage, et l’urgence est d’accélérer ce rééquilibrage pour rattraper le retard de progression des aménagements que vous avez évoqué. L’automobile représente aujourd’hui moins de la moitié des déplacements à Rennes (en suivant la tendance de la dernière EMD) et bénéficie de 60 à 70% de la voirie, alors que l’usage du vélo augmente fortement. La requalification des rues, boulevards et places va dans le sens de l’histoire et la tendance des autres métropoles, qu’elles soient gérées par la droite ou la gauche. La « guerre à la voiture » fait doucement rigoler et tousser les cyclistes quotidiens confrontés à des stationnements très gênants à longueur de journée et des comportements irréfléchis.
Pour citer encore F. Héran : « Il est évident que nous vivons aujourd’hui une transition du « tout automobile » – où la priorité est accordée à la voiture en toute circonstance – vers la rue pour tous – partagée entre différents modes de déplacements ».
Pour en savoir plus ▶ http://www.telerama.fr/sortir/en-2030,-il-y-aura-plus-de-velos-que-dautos-dans-paris,n5196342.php

S’il y a une petite révolution à venir d’ici 2040, M. Plouvier, elle viendra très certainement davantage des citoyens cyclistes et piétons que de l’arrivée de la voiture électrique, qui, soit dit en passant, ne résout rien aux problèmes des limites écologiques (ressources disponibles), des embouteillages et de la faible pertinence de la voiture en ville. Si l’essor de l’autopartage et du covoiturage a bien lieu (et il a du mal à se montrer pour l’instant), alors tant mieux. Cela accélérera la déprise automobile et permettra de rendre aux piétons et aux cyclistes un espace dont ils ont besoin et dont ils manquent cruellement.

Bref, il n’est pas inutile de rencontrer les représentants des usagers (et cela vaut pour tous les partis politiques sans exception) pour éviter ce genre d’approximations et de contre-vérités ! Au plaisir de vous croiser à vélo, cher M. Plouvier !

Le réseau express vélo métropolitain (REV)

Une solution indispensable pour améliorer la qualité de vie et la circulation de tous les modes

Rayons d’Action salue l’annonce, par Emmanuel Couet, Président de Rennes Métropole, d’un réseau cyclable de haute qualité, dit Réseau Express Vélo, dans le cadre du futur PDU (Plan de Déplacements Urbains).

L’association souhaite s’inscrire de manière constructive dans la conception de ce réseau en apportant son expérience d’usage.

Le document de position ci-dessous présente les renseignements essentiels du travail de la Commission Aménagements. Il se fonde sur une analyse fine du contexte local, une enquête dédiée (>300 réponses) et un travail de plusieurs mois.

C’est avec plaisir et engagement que Rayons d’Action souhaite porter à connaissance du plus grand nombre ces éléments de cadrage, pour faire de cette annonce politique une réussite opérationnelle au bénéfice du plus grand nombre.

Version pdf du document de position

Vite, une procédure claire de concertation !

crédit photo : Ouest France

Fin mars 2017, constatant d’importants travaux sur la rue de Nantes (réfection canalisation), notre antenne Jacquolandine s’est interrogée sur l’intégration d’aménagements cyclables sur cet axe majeur, à cheval entre Rennes et St Jacques. Suite à l’envoi d’un courrier, une réunion nous est proposée le 27 avril pour en discuter. Première avancée, car nous apprenons qu’aucun aménagement cyclable n’était prévu si nous n’étions pas montée au créneau…

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