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Un nouveau projet de vélo taxi à Rennes

MessagePosté: Mer Mar 03, 2010 9:26 am
par thomas
voir l'article de O-F :
http://www.rennes.maville.com/actu/actu ... 2_actu.Htm

Il en ressort néanmoins que même en faisant payer les courses c'est une activité non rentable en soit, d'où le besoin d'y ajouter de l'affichage publicitaire.

voici le texte de l'article :

Un nouveau projet de vélo-taxi refait surface à Rennes. Il est lancé par Jacques Letourneur et devrait débuter d'ici à deux mois.
L'initiative
Ce devrait être les premiers vélo-taxis permanents à Rennes. Jacques Letourneur, 36 ans, s'apprête à créer sa société, dénommée Vélotaxi.com, et à circuler sous l'enseigne du réseau Cycloville qui, depuis 2006, développe ce mode de transport alternatif dans une dizaine de villes en France. A Rennes, le démarrage de l'activité est programmé fin avril, début mai.

Dans un premier temps, le créateur d'entreprise prévoit de lancer trois à cinq tricycles. Des pousse-pousse, en sorte ? Sur ce point, Jacques Letourneur se veut rassurant et n'entend pas devenir un forçat du bitume. « Tous les vélos sont équipés d'une assistance électrique. Et puis, les courses que nous effectuerons, auront lieu dans un périmètre limité : le centre-ville », explique-t-il.

Pas question pour l'entrepreneur de parcourir la ville en long, en large et en travers. L'objectif est plutôt de prendre en charge une personne qui aurait, par exemple, fait ses courses au centre commercial de la Visitation, pour la conduire place de Bretagne ou avenue Aristide-Briand.

1 € par kilomètre

Selon Jacques Letourneur, chaque vélo-taxi pourra transporter jusqu'à deux personnes et un enfant. « A Toulouse, l'expérience a été faite : deux rugbymen peuvent s'asseoir dedans », indique-t-il. Quant au tarif, celui-ci devrait être de 1 € par kilomètre et par personne, plus 2 € pour la prise en charge du passager. Autrement dit, une personne qui prendra ce mode de transport durant deux kilomètres, paiera 4 €.

Mais cette seule ressource ne suffit pas, semble-t-il, à rendre l'activité viable. Aussi, Jacques Letourneur démarche actuellement des sponsors qui seraient intéressés par ce mode de communication : l'armature du tricycle peut en effet servir de support à des campagnes publicitaires.

Désormais, le jeune entrepreneur qui a présenté son projet à l'adjoint aux transports, attend l'autorisation officielle de la Ville. Cette dernière avait toutefois refusé un projet équivalent en 2007. Et ce, pour deux raisons. D'une part, parce que « toute publicité est interdite en secteur sauvegardé ». D'autre part, parce que les tricycles pourraient engendrer des difficultés de circulation dans certaines artères.

Pour autant, le jeune créateur espère que les élus auront modifié leur position. Fort de l'expérience des vélo-taxis déjà en place dans d'autres villes (Lille, Bordeaux, Lyon, Toulouse...), le constat semble sans appel. « Sans publicité, économiquement, le projet n'est pas viable », insiste l'entrepreneur qui a abandonné son premier métier d'enseignant pour créer son entreprise. « Les éco-activités m'ont toujours attiré. Et quand j'ai vu, à Dublin, ce mode de transport qui ne rejette pas de gaz carbonique, ce fut le déclic. »

Bref, aujourd'hui, à deux mois de lancer son activité, l'ancien instituteur a des fourmis dans les jambes...

Pierrick BAUDAIS.
Ouest-France