Rassemblement à Rennes Métropole

Jeudi 22 septembre, 5 associations se sont rassemblées devant Rennes Métropole pour réclamer une véritable politique métropolitaine. Une délégation a été reçue par les élus le soir même.

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L’article de Ouest-France

Un résumé de notre réunion à Rennes Métropole (obtenu grâce à votre présence !)
Jeudi dernier, 200 cyclistes ont manifesté devant l’hôtel de Rennes Métropole pour réclamer une meilleure politique cyclable. Une délégation a été reçue dans la foulée par Jean-Jacques Bernard, vice-président en charge des transports et des déplacements, Daniel Dein, conseiller délégué en charge des modes alternatifs, Sylviane Rault, adjointe au maire de Rennes déléguée à la mobilité et Noël Philippe, directeur général des services urbains à la métropole. Nous avons apprécié cette invitation, bien aidée par la médiatisation de l’événement, car il s’agissait pour nous de montrer qu’il existe des cyclistes dans toutes les communes de la métropole, usagers du vélo au quotidien toute l’année, prêts à se mobiliser et à faire entendre une position commune. Hormis Pousse-Pousse Pacé, toutes les associations signataires étaient représentées : le président de La Petite Rennes, la présidente du Rheu à vélo, le président de Vélo Boulot Bravo Betton et trois personnes de Rayons d’Action, deux administrateurs et la présidente.
Nos interlocuteurs ont tenu à nous dire que la politique cyclable allait être accélérée avec le transfert définitif de la compétence voirie à la métropole le 1er janvier 2017, sauf pour les voies en site propre situées en dehors d’emprises de chaussée (ce qui pose des questions pour la réalisation d’un réseau express vélo, autrement dit à haut niveau de service, jalonné, éclairé, entretenu, avec le moins d’arrêts possibles). Ils ont aussi fait part de la difficulté à savoir à quoi allait ressembler le plan de déplacements urbains, étant donné que la concertation ne commence qu’en 2017. Et que donc, rien n’est écrit, même si des annonces sur les réflexions autour d’une troisième ligne de transports lourds nous font croire le contraire… Nous étions justement venus pour rappeler que le vélo devait trouver toute sa place dans ce futur document fixant les grandes orientations, et prendre un rôle de premier plan comme un véritable moyen de déplacement.
Quelques points positifs à noter : la possibilité, par exemple, de nous consulter systématiquement sur les aménagements le long de la ligne b du métro tout comme le sont  les personnes à mobilité réduite. Nous avons aussi pu les sensibiliser à la question de la continuité des itinéraires et à l’idée de réseau, même si visiblement tous ne sont pas convaincus par la nécessité de donner la priorité aux aménagements, qui sont pour nous le « squelette structurant » d’un système cyclable. Les meilleurs aménagements possibles d’une ville de périphérie, aussi qualitatifs soient-ils, ne produisent pas tout le potentiel attendu s’ils ne sont pas correctement reliés au réseau métropolitain, et si leur usage entraîne trop de contraintes.
Si notre action a fait réagir, et que nous avons été écoutés, nous ne sommes pas sûrs en revanche d’avoir été entendus. La généralisation de la modération de la vitesse à Rennes Métropole ne fait pas l’unanimité, à cause de l’importance des espaces non urbanisés. Aucun retour, non plus, sur la budgétisation (ambitieuse) et la planification des réalisations du schéma directeur, une demande de longue date des associations.
Quelques autres suggestions faites pour faire avancer les choses : venir faire des trajets avec nous à vélo (difficile, autrement, de comprendre le ressenti d’un cycliste) ; travailler sur des opérations de sensibilisation au changement d’habitudes en matière de mobilité ; envisager des voyages d’études en France et à l’étranger pour comprendre comment s’opèrent de vraies politiques cyclables. Le vélo ne doit pas rester le dernier mode à être intégré dans la façon de penser les déplacements.
Nous devons rencontrer rapidement ces mêmes interlocuteurs pour avancer sur nos revendications, à savoir : une meilleure élaboration du processus de concertation, avec un avis demandé aux associations concernées avant tout projet d’aménagement de voirie ; des rendez-vous réguliers avec élus et techniciens pour suivre les avancées du plan vélo 2020 et du schéma directeur cyclable, suivant un programme planifié longtemps à l’avance ; la mise au point d’une convention qualitative des aménagements cyclables.

Les associations vous tiendront au courant de la suite de cette mobilisation. Merci à tous pour votre participation et vos encouragements qui nous vont droit au cœur ! N’hésitez pas à nous rejoindre pour faire entendre la voix des cyclistes.